"Postures pour cultiver la vie"

Ecole reconnue d'Utilité Publique en Chine

C'est un art millénaire chinois qui améliore la santé et la forme.
Le terme générique Qi Gong est apparu vers 1911.
Jusqu'alors, on disait Yang Sheng Shu ou « art pour cultiver la vie ».

Le Yang Sheng Zhuang n' est pas du Qi Gong mais plusieurs experts de Qi Gong pratiquent aussi la fameuse "posture de l' arbre" quintessence duYang Sheng Zhuang.

- Yang Sheng, qui est le nom que les initiés donnent à cette pratique, signifie « nourrir le corps ».
- Zhuang signifie « rester debout comme un pieu planté au sol ».

Wang Xiang Zhai

Les Maîtres Wang, Yao et Cui pratiquant le Yang Sheng Zhuang

Yang Sheng Zhuang (les postures pour cultiver la vie) commence à être connu en France à partir des années quatre-vingt sous l'impulsion d'Ilias Calimintzos, directeur technique de l'Académie Nationale de Qi Gong.
Sa pratique permet de développer et d'améliorer la vascularisation et l'oxygénation du corps. Il en résulte un meilleur fonctionnement global de l'organisme et une diminution progressive des tensions musculaires et émotionnelles.
Chacun pratique selon ses propres possibilités physiques et indépendamment de son âge, sans aucun esprit de compétition ou de comparaison.

 

Bref historique

Les principes thérapeutiques du Yang Sheng Zhuang sont étudiés en Chine depuis plus de 2500 ans. Au cours des siècles, ils se sont enrichis par la pratique des arts martiaux, des massages, de la phytothérapie, de l'acupuncture, de la moxibustion et de la diététique. Son évolution est également liée aux pratiques philosophiques et spirituelles qui traitent du rapport de l'homme à son environnement.

A partir de la fin des années quarante, Maître Wang Xian Zhaï, le fondateur du Yi Quan, a modifié une partie de son enseignement et a appelé cet art de santé Yang Sheng Zhuang, qui a comme base le Zhan Zhuang Gong. Son successeur Maître Yao Zong Xun a beaucoup contribué à la vulgarisation et au développement de l'art. Son meilleur élève, Maître Cui Rui Bin, pérennise la tradition en reçevant tous les ans en stage de formation dans son école une délégation de l'Académie.

Le Zhan Zhuang Gong, qui signifie « l'entraînement par les positions debout », désigne un ensemble d'exercices qui se font, selon l'état physique du pratiquant, en position debout, assise, allongée, en déplacement ou inclinées avec support.

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Il comporte des techniques qui améliorent le métabolisme du corps et facilitent la circulation du sang. Le Zhan Zhuang Gong sert de base à la majorité des Qi Gong pratiqués en Chine et maintenant en Occident.

Le Zhan Zhuang Gong est reconnu d'utilité publique en Chine depuis le milieu des années cinquante, date à laquelle Maître Wang a enseigné dans les instituts médicaux, comme celui de Hebei.

Le Yang Sheng Zhuang, basé sur l'étude du Zhan Zhuang Gong (« entraînement par les postures debout ») intègre simultanément, dans chaque exercice, quatre composantes : la posture, la concentration (méditation) qui instaure la détente, la respiration naturelle et le mouvement lent (au moins au départ), doux et harmonieux..

Le but principal de cette pratique est obtenu par la juste posture et la mise au repos de l'activité cérébrale.

La science l’a prouvé, "chez l’adulte, le rythme de l’activité cérébrale (mesurée métaboliquement) est dix fois plus élevé que celui de n’importe quel autre tissu du corps au repos." En fait, le cerveau brûle dix fois plus d’oxygène et produit dix fois plus d’oxyde de carbone que le reste du corps.

Du point de vue scientifique, une activité excessive du cerveau a un impact sur tout le corps et tout y est activé : nerfs, hormones, muscles, tissus et organes. Lorsque le mental se calme, que nous pouvons ralentir ou arrêter les activités mentales et émotionnelles inutiles (rêverie, critique, apitoiement sur soi, dialogue intérieur et associations libres d’idées), activités qui occupent la plupart de notre journée, les cellules et les tissus de notre cerveau et de notre corps se reposent et récupèrent. Elles dépensent donc moins d’énergie et en entreposent davantage. Cela nous aide à augmenter le niveau général d’énergie dans notre organisme.

Il est bien connu que toute activité du  corps humain est contrôlée par le système nerveux central et périphérique qui, à son tour, est dirigé par l'activité du cerveau. Entraîner le cerveau et son émanation, la pensée (intention), pendant le temps des postures, est l'élément essentiel pour le bien-être et la santé. Pourquoi ?

- L'état de quiétude et de relaxation équilibre nos systèmes sympathique et parasympathique. Cela veut dire que le nombre des pulsations cardiaques reste bas. La tension artérielle et la respiration se régulent.
- Le système immunitaire se renforce.
- Nous consommons moins d'énergie avec le système cardio-pulmonaire qui fonctionne pratiquement comme s'il était au repos. C'est LA pratique antioxydante par excellence !
- Nous sommes dans un état de faire et non d'être.
- Les pensées négatives s'évaporent.
- L'organisme se trouve en meilleur état et il fait apparaître un bien-être physique et un optimisme à toute épreuve.
- La pratique n'a pas d'effets secondaires négatifs.

Dans quel but pratiquer le Yang Sheng Zhuang ?

 

D'abord, pour obtenir une bonne forme physique.

La mise au repos de l’activité cérébrale, la décontraction recherchée pendant les exercices, la douceur des mouvements et l'absence de techniques ou d'enchaînements nuisibles aux articulations, l'économie énergétique qui caractérise l'ensemble, favorisent la bonne forme physique.

L'entraînement postural va à l'encontre de deux états inéluctables de la nature humaine :

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- Avec le temps, toute chose dans le monde tend à l'horizontalité. Les années passant, l'être humain se met à courber. La verticalité recherchée dans la posture tend à contrer l'importance négative de la gravitation.

- Les résistances symétriques et opposées à l'intérieur du corps sur les os, qui sont de la matière bien vivante, les muscles, les tendons et jusqu'au fond de la cellule, ainsi que la prise d'appuis entre le corps et l'espace environnant rendent à la personne une souplesse qui sert aux adultes et, évidemment, aux seniors.

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Ensuite, la quête spirituelle.

Le Yang Sheng Zhuang rend le pratiquant optimiste, sûr de lui-même, combat le stress, l'anxiété, le surmenage et prépare les individus à voir la vie d'un œil positif, selon le principe : "par une hyper concentration sur le 'je suis', on oublie le 'moi'".

Je m'explique:  l'homme, dans sa recherche du bien-être physique et de quiétude mentale, rencontre des difficultés posées  par les facteurs exogènes : le vent, le froid, l'humidité, la chaleur, la sécheresse, le feu et les changements du fuseau horaire, mais aussi et surtout par les facteurs endogènes, représentés par les sept sentiments : colère, mélancolie, obsession, chagrin, anxiété, joie en délire, peur. Les exogènes sont relativement faciles à combattre : vous avez froid, vous vous habillez, etc...Les endogènes, malgré le fait qu'ils soient très difficiles à maîtriser, peuvent être progressivement muselés et neutralisés par la pratique du Yang Sheng Zhuang. Dans la phrase ci-dessus, le "je suis" est représenté par la sensation du corps, sur place et en déplacement, la concentration, la décontraction et le réglage respiratoire. Les exercices qui y correspondent sont la posture, l’essai de la force et la marche. Le "moi", c'est l'être intérieur qui est affecté par les sept sentiments, le conscient et le sous-conscient.

weiwuweiWeï wu Weï La méditation pendant la posture sur les micromouvements, l’essai de la force et les déplacements lents en vue de réussir à sentir la résistance multidirectionnelle, la densité et les résistances contradictoires ressenties, ne permettent pas aux idées négatives et aux sept sentiments de venir troubler l'esprit. Des pensées saines sont là. Alors un sentiment de sécurité prédomine. La paix de l'âme s'installe. C'est la voie vers la quiétude mentale. Nous sommes sur le champ de la spiritualité, de la sérénité. Plus le temps de la posture et des essais de la force sont longs, plus le moi reste neutre. De neutralisation en neutralisation, nous marchons vers le Weï Wu Weï (agir sans agir). Tout en étant dans les actes de la vie, on traverse ses turbulences plus facilement.

Enfin, une majorité de personnes pratique pour le plaisir de comprendre, mettre en application et se voir progresser, à travers des techniques qui font appel aux lois physiques et anatomiques. Ils apprennent à se connaître selon le principe : "connais-toi et tu aimeras les autres".